Quand consulter un C.O.?

Des besoins variés et des difficultés diverses peuvent vous amener à consulter un C.O., quel que soit votre âge :

  • J’ai besoin d’entamer une réflexion sur mon choix de carrière, de spécifier le projet professionnel qui correspond le mieux à ma personnalité, à mes intérêts et à mes habiletés.
  • J’ai besoin, en tenant compte de mon expérience comme adulte, de réviser mes priorités professionnelles et de me définir un nouveau projet professionnel qui va mieux utiliser mes forces et mes limites, tout en tenant compte des facteurs de réalité (temps, âge, famille, etc.).
  • Mes capacités physiques m’obligent à réviser ma vie au travail; j’ai besoin d’aide pour définir un nouveau cheminement professionnel tenant compte de ma situation.
  • J’ai de la difficulté à me tracer un plan d’action qui va faciliter mon insertion professionnelle; je ne sais pas quoi faire, à qui m’adresser ni par où commencer.
  • J’ai une bonne idée de ce que je veux faire, mais je ne connais pas la formation requise, les diverses spécialités et les perspectives du marché du travail.
  • J’ai déjà une formation professionnelle et un travail qui me satisfont; j’aimerais voir plus loin, envisager d’autres endroits de travail ou d’autres responsabilités. J’aimerais prévoir mes besoins en perfectionnement pour atteindre de nouveaux objectifs professionnels.
  • Je me sens désarmé devant la retraite qui approche à grands pas; je ne me sens pas prêt et j’ai besoin d’aide pour planifier ce qui va suivre après le travail.
  • Je suis indécis face à ma carrière, je change d’idée continuellement, je n’arrive pas à arrêter une décision.
  • Je remets continuellement en question mon orientation.
  • Je me sens impuissant face à mon orientation et dans ma vie en général, comme si je n’avais pas de pouvoir.
  • Il me semble que mon orientation me tient à cœur, pourtant je suis passif, je ne fais rien.
  • Je suis influençable, j’écoute tout ce qu’on me dit et me suggère comme orientation. Je deviens tout mêlé.
  • J’ai de la difficulté à m’adapter à mon emploi, il y a quelque chose qui ne va pas et je ne je sais pas de quoi il s’agit.
  • Je perds souvent mes emplois, je ne comprends pas ce qui se passe.
  • Je ne m’engage pas, ne m’implique pas dans mon travail, cela me rend insatisfait.
  • J’ai des difficultés avec mes patrons.
  • J’ai à prendre de nouvelles responsabilités dans mon travail et ça me rend anxieux.
  • Je suis au bord de l’épuisement professionnel (burnout) et il faut que je fasse quelque chose.
  • Mon travail ne me satisfait plus.
  • Je n’arrive pas à me motiver dans mes études.
  • Je ne me connais pas, je ne sais pas qui je suis.
  • Je ne sais ce que je veux faire de ma vie.
  • La vie n’a pas de sens pour moi.
  • L’avenir me fait peur.
  • J’ai peur de me tromper dans la décision que je vais prendre et il ne faut surtout pas que je me trompe.
  • J’ai besoin d’être sûr de trouver un emploi à la fin de mes études.
  • J’ai des difficultés à me trouver un emploi, ça ne marche pas.

Si vous ressentez ces besoins ou rencontrez ces difficultés, il est tout à fait probable qu’un conseiller ou une conseillère d’orientation pourra vous aider. Vous pouvez consulter les rubriques « Comment choisir un C.O. » et « Où trouver un C.O. ». De par leur formation, les C.O. sont en mesure d’intervenir sur ces différents aspects reliés à l’orientation scolaire et professionnelle, à la carrière, aux études, au travail et à la recherche d’une direction et d’un sens à sa vie.

Après une évaluation de vos ressources personnelles et de votre fonctionnement psychologique, le C.O. établira conjointement avec vous un plan d’action et d’intervention qui favorisera votre développement personnel et professionnel, votre capacité à vous orienter et à trouver une solution à votre problème et à donner une direction à votre vie. Ce plan d’action et d’intervention pourra comprendre :

  • des entrevues individuelles de counseling,
  • l’évaluation de vos intérêts, de vos aptitudes, de votre personnalité, de vos fonctions intellectuelles, à l’aide de tests psychométriques et d’instruments de mesure psychologiques
  • l’information scolaire et professionnelle.http://orientation.qc.ca/index.shtml

L’affirmation de soi

La capacité d’affirmation est un atout très important dans la vie de tous les jours. En effet, les occasions nécessitant de s’exprimer clairement et franchement sont nombreuses : face à un ami, à un coéquipier ou à un patron… Pourtant, pour plusieurs personnes, la difficulté de s’affirmer génère une véritable bataille intérieure! Ce n’est pas toujours facile, me direz-vous? Peut-être, mais il y a un prix à payer…

Trois questions peuvent nous aider à voir plus clair en nous et à trouver la motivation pour oser s’affirmer.

Quelles sont les peurs qui me paralysent?

Peur du rejet des autres. Peur de blesser l’autre. Peur d’être ridicule. Peur de l’incompréhension, etc. Ces peurs provoquent une censure dans l’affirmation de soi.

Quels sont les pertes ou effets négatifs de cette résistance?

Perte d’énergie : on s’épuise à retenir ses pensées, ses émotions. Perte d’une occasion de comprendre, de clarifier une situation. Perte d’une occasion de croissance. Malentendu occasionné par un souci de gentillesse mal placé. Conflit envenimé. Besoins inassouvis par peur de demander, etc.

Quels sont les gains que je ferais en m’exprimant?

La fidélité à soi-même. Le bien-être qu’apporte l’expression de soi. La possibilité de prendre sa place. La sensation de liberté intérieure. De meilleures relations avec les autres, etc.

Au début, on peut être mal à l’aise, le naturel vient avec l’expérience. L’autre n’appréciera peut-être pas ou réagira peut-être négativement… Rappelez-vous : je suis responsable de la façon dont je m’exprime et non de la réaction de l’autre.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

Julie Alain, travailleuse sociale

 

L’estime de soi

Cultiver son estime de soi est une des attitudes les plus importantes pour favoriser la croissance personnelle et vivre en harmonie avec soi-même et les autres.

Mais, au juste, qu’est-ce que l’estime de soi et surtout comment la développer? Il s’agit de la capacité à s’aimer tel qu’on est, c’est-à-dire à s’accepter avec ses forces et ses limites. C’est aussi avoir la certitude que même si je ne suis pas parfait, « je suis quelqu’un de bien ».

Il existe des moyens simples et concrets pour maintenir ou augmenter son estime personnelle :

  • J’identifie et je reconnais mes forces, mes talents et mes compétences.
  • Je suis attentif à mes besoins.
  • Je prends le temps de m’occuper de moi, de me faire plaisir.
  • Je m’assure d’avoir des attentes réalistes face à moi-même.
  • Je fais taire le « critique intérieur » et je le remplace par un discours intérieur positif.
  • Je garde une attitude bienveillante envers moi-même.
  • Je m’entoure de personnes qui me comprennent, me valorisent et, surtout, j’accepte les compliments.

Vous doutez de leur efficacité? Expérimentez quelques-uns de ces moyens pendant quelques semaines, vous constaterez leur impact dans votre quotidien.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vous vivez une peine d’amour?

L’expression traduit bien votre état… Vous avez le cœur à l’envers, vous vous sentez bouleversé, déprimé, envahi par la peine…

Vous avez perdu l’appétit, vous avez de la difficulté à vous concentrer, vous ressentez un grand vide… Tout cela est normal. Une rupture amoureuse est un véritable deuil au même titre que tous les autres. Donnez-vous le temps et le droit de vivre vos émotions. Entourez-vous de personnes compréhensives. Prenez soin de vous et, au besoin, demandez de l’aide.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vivre un deuil

Nous pouvons tous être confrontés, un jour ou l’autre, à la perte d’un être cher. À ce moment, on peut parfois se sentir seul et incompris, convaincu que personne ne peut saisir l’intensité de notre douleur. Il est vrai que certaines personnes nous proposent des réponses toutes faites qui nous frustrent et que notre société a tendance à nier le deuil ou à s’attendre à ce qu’on le « gère » le plus rapidement possible…

Pourtant, certaines recherches ont permis d’identifier les grandes étapes du deuil qui peuvent aider à mieux comprendre cette expérience. Il s’agit en premier lieu du déni : c’est le choc, on ne réalise pas; étape habituellement assez brève. La désorganisation : on plonge dans la douleur de la perte avec toute la gamme d’émotions qui s’y rattache; étape la plus longue et la plus difficile. La réorganisation : on retrouve lentement le courage de poursuivre même si l’équilibre émotif est encore fragile. La réappropriation de sa vie : on est en mesure de prendre du recul face à la peine et on envisage un nouveau départ. La transformation et la guérison : on retrouve la paix. Ces étapes sont à titre indicatif, puisque chaque personne est unique. Chacun les traversera à son rythme et à sa façon.

L’important, lorsqu’on vit un deuil, est d’éviter de fuir dans toutes sortes d’échappatoires qui ne font que retarder le processus normal. Le mot deuil signifie douleur, c’est donc inévitable que la traversée soit parfois très douloureuse. Le défi, c’est d’accueillir ses émotions telles qu’elles nous arrivent et, surtout, de se donner les moyens de les vivre. Souvent, l’écoute d’une personne attentive et chaleureuse apporte du réconfort lorsque la douleur est trop vive. Si les mots ne suffisent plus, l’art peut parfois aider à libérer des émotions trop difficiles à verbaliser. L’essentiel, c’est de se donner le droit de prendre tout le temps dont on a besoin et surtout de se rappeler qu’avec courage et patience, on passera à travers.

Il existe différentes ressources de soutien dans notre milieu : groupe d’entraide, aide professionnelle, informez-vous. Certains livres peuvent aussi être utiles.

Et surtout, prenez soin de vous!

Julie Alain, travailleuse sociale