Archives pour la catégorie Aide psychosociale

Service de pairs aidants

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Une nouvelle initiative étudiante est en cours à l’UQAC ! Elle a pour objectif d’encourager les étudiants à se questionner sur leur santé mentale dans le contexte de leurs études universitaires. Elle vise également à informer et guider les étudiants vers les différentes ressources gratuites et confidentielles offertes par l’UQAC par des kiosques, des activités et en offrant un service de pairs aidants. Cette campagne vous invite à poser un geste concret de demande d’aide plutôt que de rester seul et isolé lorsque ça ne va pas. Le Service de Pairs Aidants vous aidera à faire cette démarche. Ce service d’entraide, offert par des étudiants en psychologie en collaboration avec les Services aux étudiants de l’UQAC (SAE), vous propose des périodes d’écoute sans rendez-vous. En plus d’être écouté par un pair étudiant, vous pourrez être guidé vers la ressource qui vous convient. Jusqu’à 31% des étudiants(es) universitaires souffrent de détresse psychologique selon une étude de la Fédération des associations étudiantes de l’Université de Montréal (2016). Malgré cela faire une demande d’aide peut parfois être difficile.

Cette année, offrez-vous le Service de pairs aidants tous les mardis et mercredis, de 10 h à 15  et les jeudis, de 13 h à 16 h, au P1-4020-10 (cube) et participez aux événements de Est-Ce Normal organisé par des étudiants et les SAE pour le bien-être des étudiants.

L’affirmation de soi

La capacité d’affirmation est un atout très important dans la vie de tous les jours. En effet, les occasions nécessitant de s’exprimer clairement et franchement sont nombreuses : face à un ami, à un coéquipier ou à un patron… Pourtant, pour plusieurs personnes, la difficulté de s’affirmer génère une véritable bataille intérieure! Ce n’est pas toujours facile, me direz-vous? Peut-être, mais il y a un prix à payer…

Trois questions peuvent nous aider à voir plus clair en nous et à trouver la motivation pour oser s’affirmer.

Quelles sont les peurs qui me paralysent?

Peur du rejet des autres. Peur de blesser l’autre. Peur d’être ridicule. Peur de l’incompréhension, etc. Ces peurs provoquent une censure dans l’affirmation de soi.

Quels sont les pertes ou effets négatifs de cette résistance?

Perte d’énergie : on s’épuise à retenir ses pensées, ses émotions. Perte d’une occasion de comprendre, de clarifier une situation. Perte d’une occasion de croissance. Malentendu occasionné par un souci de gentillesse mal placé. Conflit envenimé. Besoins inassouvis par peur de demander, etc.

Quels sont les gains que je ferais en m’exprimant?

La fidélité à soi-même. Le bien-être qu’apporte l’expression de soi. La possibilité de prendre sa place. La sensation de liberté intérieure. De meilleures relations avec les autres, etc.

Au début, on peut être mal à l’aise, le naturel vient avec l’expérience. L’autre n’appréciera peut-être pas ou réagira peut-être négativement… Rappelez-vous : je suis responsable de la façon dont je m’exprime et non de la réaction de l’autre.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

Julie Alain, travailleuse sociale

 

L’estime de soi

Cultiver son estime de soi est une des attitudes les plus importantes pour favoriser la croissance personnelle et vivre en harmonie avec soi-même et les autres.

Mais, au juste, qu’est-ce que l’estime de soi et surtout comment la développer? Il s’agit de la capacité à s’aimer tel qu’on est, c’est-à-dire à s’accepter avec ses forces et ses limites. C’est aussi avoir la certitude que même si je ne suis pas parfait, « je suis quelqu’un de bien ».

Il existe des moyens simples et concrets pour maintenir ou augmenter son estime personnelle :

  • J’identifie et je reconnais mes forces, mes talents et mes compétences.
  • Je suis attentif à mes besoins.
  • Je prends le temps de m’occuper de moi, de me faire plaisir.
  • Je m’assure d’avoir des attentes réalistes face à moi-même.
  • Je fais taire le « critique intérieur » et je le remplace par un discours intérieur positif.
  • Je garde une attitude bienveillante envers moi-même.
  • Je m’entoure de personnes qui me comprennent, me valorisent et, surtout, j’accepte les compliments.

Vous doutez de leur efficacité? Expérimentez quelques-uns de ces moyens pendant quelques semaines, vous constaterez leur impact dans votre quotidien.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vous vivez une peine d’amour?

L’expression traduit bien votre état… Vous avez le cœur à l’envers, vous vous sentez bouleversé, déprimé, envahi par la peine…

Vous avez perdu l’appétit, vous avez de la difficulté à vous concentrer, vous ressentez un grand vide… Tout cela est normal. Une rupture amoureuse est un véritable deuil au même titre que tous les autres. Donnez-vous le temps et le droit de vivre vos émotions. Entourez-vous de personnes compréhensives. Prenez soin de vous et, au besoin, demandez de l’aide.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vivre un deuil

Nous pouvons tous être confrontés, un jour ou l’autre, à la perte d’un être cher. À ce moment, on peut parfois se sentir seul et incompris, convaincu que personne ne peut saisir l’intensité de notre douleur. Il est vrai que certaines personnes nous proposent des réponses toutes faites qui nous frustrent et que notre société a tendance à nier le deuil ou à s’attendre à ce qu’on le « gère » le plus rapidement possible…

Pourtant, certaines recherches ont permis d’identifier les grandes étapes du deuil qui peuvent aider à mieux comprendre cette expérience. Il s’agit en premier lieu du déni : c’est le choc, on ne réalise pas; étape habituellement assez brève. La désorganisation : on plonge dans la douleur de la perte avec toute la gamme d’émotions qui s’y rattache; étape la plus longue et la plus difficile. La réorganisation : on retrouve lentement le courage de poursuivre même si l’équilibre émotif est encore fragile. La réappropriation de sa vie : on est en mesure de prendre du recul face à la peine et on envisage un nouveau départ. La transformation et la guérison : on retrouve la paix. Ces étapes sont à titre indicatif, puisque chaque personne est unique. Chacun les traversera à son rythme et à sa façon.

L’important, lorsqu’on vit un deuil, est d’éviter de fuir dans toutes sortes d’échappatoires qui ne font que retarder le processus normal. Le mot deuil signifie douleur, c’est donc inévitable que la traversée soit parfois très douloureuse. Le défi, c’est d’accueillir ses émotions telles qu’elles nous arrivent et, surtout, de se donner les moyens de les vivre. Souvent, l’écoute d’une personne attentive et chaleureuse apporte du réconfort lorsque la douleur est trop vive. Si les mots ne suffisent plus, l’art peut parfois aider à libérer des émotions trop difficiles à verbaliser. L’essentiel, c’est de se donner le droit de prendre tout le temps dont on a besoin et surtout de se rappeler qu’avec courage et patience, on passera à travers.

Il existe différentes ressources de soutien dans notre milieu : groupe d’entraide, aide professionnelle, informez-vous. Certains livres peuvent aussi être utiles.

Et surtout, prenez soin de vous!

Julie Alain, travailleuse sociale