Archives pour la catégorie Aide psychosociale

L’affirmation de soi

La capacité d’affirmation est un atout très important dans la vie de tous les jours. En effet, les occasions nécessitant de s’exprimer clairement et franchement sont nombreuses : face à un ami, à un coéquipier ou à un patron… Pourtant, pour plusieurs personnes, la difficulté de s’affirmer génère une véritable bataille intérieure! Ce n’est pas toujours facile, me direz-vous? Peut-être, mais il y a un prix à payer…

Trois questions peuvent nous aider à voir plus clair en nous et à trouver la motivation pour oser s’affirmer.

Quelles sont les peurs qui me paralysent?

Peur du rejet des autres. Peur de blesser l’autre. Peur d’être ridicule. Peur de l’incompréhension, etc. Ces peurs provoquent une censure dans l’affirmation de soi.

Quels sont les pertes ou effets négatifs de cette résistance?

Perte d’énergie : on s’épuise à retenir ses pensées, ses émotions. Perte d’une occasion de comprendre, de clarifier une situation. Perte d’une occasion de croissance. Malentendu occasionné par un souci de gentillesse mal placé. Conflit envenimé. Besoins inassouvis par peur de demander, etc.

Quels sont les gains que je ferais en m’exprimant?

La fidélité à soi-même. Le bien-être qu’apporte l’expression de soi. La possibilité de prendre sa place. La sensation de liberté intérieure. De meilleures relations avec les autres, etc.

Au début, on peut être mal à l’aise, le naturel vient avec l’expérience. L’autre n’appréciera peut-être pas ou réagira peut-être négativement… Rappelez-vous : je suis responsable de la façon dont je m’exprime et non de la réaction de l’autre.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

L’affirmation de soi, une question de qualité de relation avec soi-même et les autres.

Julie Alain, travailleuse sociale

 

L’estime de soi

Cultiver son estime de soi est une des attitudes les plus importantes pour favoriser la croissance personnelle et vivre en harmonie avec soi-même et les autres.

Mais, au juste, qu’est-ce que l’estime de soi et surtout comment la développer? Il s’agit de la capacité à s’aimer tel qu’on est, c’est-à-dire à s’accepter avec ses forces et ses limites. C’est aussi avoir la certitude que même si je ne suis pas parfait, « je suis quelqu’un de bien ».

Il existe des moyens simples et concrets pour maintenir ou augmenter son estime personnelle :

  • J’identifie et je reconnais mes forces, mes talents et mes compétences.
  • Je suis attentif à mes besoins.
  • Je prends le temps de m’occuper de moi, de me faire plaisir.
  • Je m’assure d’avoir des attentes réalistes face à moi-même.
  • Je fais taire le « critique intérieur » et je le remplace par un discours intérieur positif.
  • Je garde une attitude bienveillante envers moi-même.
  • Je m’entoure de personnes qui me comprennent, me valorisent et, surtout, j’accepte les compliments.

Vous doutez de leur efficacité? Expérimentez quelques-uns de ces moyens pendant quelques semaines, vous constaterez leur impact dans votre quotidien.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vous vivez une peine d’amour?

L’expression traduit bien votre état… Vous avez le cœur à l’envers, vous vous sentez bouleversé, déprimé, envahi par la peine…

Vous avez perdu l’appétit, vous avez de la difficulté à vous concentrer, vous ressentez un grand vide… Tout cela est normal. Une rupture amoureuse est un véritable deuil au même titre que tous les autres. Donnez-vous le temps et le droit de vivre vos émotions. Entourez-vous de personnes compréhensives. Prenez soin de vous et, au besoin, demandez de l’aide.

Julie Alain, travailleuse sociale

Vivre un deuil

Nous pouvons tous être confrontés, un jour ou l’autre, à la perte d’un être cher. À ce moment, on peut parfois se sentir seul et incompris, convaincu que personne ne peut saisir l’intensité de notre douleur. Il est vrai que certaines personnes nous proposent des réponses toutes faites qui nous frustrent et que notre société a tendance à nier le deuil ou à s’attendre à ce qu’on le « gère » le plus rapidement possible…

Pourtant, certaines recherches ont permis d’identifier les grandes étapes du deuil qui peuvent aider à mieux comprendre cette expérience. Il s’agit en premier lieu du déni : c’est le choc, on ne réalise pas; étape habituellement assez brève. La désorganisation : on plonge dans la douleur de la perte avec toute la gamme d’émotions qui s’y rattache; étape la plus longue et la plus difficile. La réorganisation : on retrouve lentement le courage de poursuivre même si l’équilibre émotif est encore fragile. La réappropriation de sa vie : on est en mesure de prendre du recul face à la peine et on envisage un nouveau départ. La transformation et la guérison : on retrouve la paix. Ces étapes sont à titre indicatif, puisque chaque personne est unique. Chacun les traversera à son rythme et à sa façon.

L’important, lorsqu’on vit un deuil, est d’éviter de fuir dans toutes sortes d’échappatoires qui ne font que retarder le processus normal. Le mot deuil signifie douleur, c’est donc inévitable que la traversée soit parfois très douloureuse. Le défi, c’est d’accueillir ses émotions telles qu’elles nous arrivent et, surtout, de se donner les moyens de les vivre. Souvent, l’écoute d’une personne attentive et chaleureuse apporte du réconfort lorsque la douleur est trop vive. Si les mots ne suffisent plus, l’art peut parfois aider à libérer des émotions trop difficiles à verbaliser. L’essentiel, c’est de se donner le droit de prendre tout le temps dont on a besoin et surtout de se rappeler qu’avec courage et patience, on passera à travers.

Il existe différentes ressources de soutien dans notre milieu : groupe d’entraide, aide professionnelle, informez-vous. Certains livres peuvent aussi être utiles.

Et surtout, prenez soin de vous!

Julie Alain, travailleuse sociale

Un réseau personnel de soutien : c’est essentiel!

Il est reconnu que le réseau personnel de soutien a une influence positive majeure afin de relever les défis de la vie. En effet, c’est souvent ce qui permet à une personne de réussir un projet ou d’affronter certaines situations stressantes.

L’obtention d’un diplôme universitaire est un défi important! Il est donc essentiel d’investir dans un réseau de soutien. Il s’agit de différentes personnes qui vous apporteront de l’aide sur le plan affectif (écoute, réconfort, encouragement), mais aussi qui sont en mesure de vous aider concrètement dans votre projet d’études : information, collaboration, outils concrets. Ces personnes peuvent être des amis, des membres de la famille, mais aussi des compagnons d’études, des professeurs ou des personnes-ressources professionnelles.

Identifiez vos personnes clés significatives, entretenez ces liens et vous maximiserez ainsi vos chances de réussite!

Julie Alain, travailleuse sociale

S’entraider pour la vie

Vous aimez la vie? Vous êtes dans une période agréable, plutôt facile? Souriez, profitez de la vie et transmettez cette joie aux gens qui vous entourent! Ça fait toujours du bien de côtoyer des personnes positives.

Vous avez vécu une période difficile et vous l’avez surmontée? Osez partager votre expérience à des personnes susceptibles de comprendre ou à celles qui ont besoin de courage pour traverser leurs propres difficultés.

Vous vivez actuellement une situation difficile, vous avez beaucoup de peine, vous souffrez? Osez demander de l’aide. Tendez la main. Il y a certainement quelqu’un qui saura vous écouter ou vous diriger vers le bon endroit. Ce premier pas vous appartient ! Les autres gestes d’entraide nous appartiennent tous!

S’entraider pour la vie est le titre d’un dépliant publié par le MSSS Gouvernement du Québec.

Pour plus d’informations, procurez-le-vous ou téléphonez au 545-1919 ou au 1 866 277-3553.

Julie Alain, travailleuse sociale

Les examens

Quelques repères afin de se mettre dans un état d’esprit positif et de maximiser ses chances de réussite.

La passation d’un examen provoque un certain stress, ce qui est tout à fait normal. Ce stress peut être plus ou moins important dépendamment de votre degré de pression.

Évidemment, la préparation à l’examen a une grande influence sur ce niveau de stress et sur sa réussite. Mais, l’état d’esprit avec lequel on y arrive est aussi un facteur déterminant!

Faites-vous confiance, parlez-vous intérieurement, rassurez-vous! Ayez des attentes réalistes à l’égard de vos résultats! Concentrez-vous, faites le vide autour de vous et dites-vous que le seul pouvoir que vous avez maintenant, c’est de donner le meilleur de vous-même!

Julie Alain, travailleuse sociale

La violence psychologique… ce n’est pas juste dans ta tête!

Malheureusement, la violence psychologique est trop souvent présente dans les relations interpersonnelles. Afin de la prévenir, il est important de bien la comprendre. Par violence psychologique, on entend tout comportement qui a pour objectif de contrôler, dénigrer, ridiculiser, culpabiliser, manipuler une personne, souvent, de façon subtile. Nous pouvons tous avoir, un jour ou l’autre, ce type de comportement. À ce moment, il appartient à chacun de s’en responsabiliser, de reconnaître ses torts et de prendre les mesures afin d’éviter que cela se reproduise.

La violence psychologique devient particulièrement destructrice lorsqu’elle est niée, qu’elle se répète ou qu’elle s’inscrit dans une relation amoureuse. Ce qu’il faut saisir surtout, c’est que ces comportements blessent profondément l’autre. En effet, la personne qui subit ces comportements est atteinte dans son estime d’elle-même, elle en vient à douter d’elle-même et de son jugement… « Ça ne se peut pas, ça doit être de ma faute… »

Pour s’en sortir : Identifier et refuser toute attitude porteuse de violence et de manque de respect. Briser son isolement, faire confiance à son jugement, renforcer son estime de soi, sa capacité d’affirmation, mettre des limites claires et se faire respecter.

Aucune personne ne mérite de subir de la violence, aucun prétexte ne justifie de l’utiliser!

Vous vous sentez concerné, ne restez pas seul avec ce malaise! Informez-vous, faites des lectures sur le sujet ou consultez une personne-ressource.

Julie Alain, travailleuse sociale

Gérer le stress à la rentrée

  1. Prenez soin de vous! Allez-y en douceur avec vous-même, donnez-vous une chance. Nous avons besoin de quelques jours (ou de quelques semaines) pour reprendre le rythme des études. Pour prolonger les bienfaits des vacances, gardez-vous quelques heures par semaine pour « prendre la vie cool ».
  2. Planifiez vos moments de détente! Identifiez et surtout réservez à votre agenda des moments qui seront consacrés à la détente. Ces rendez-vous avec soi, pour lire, prendre une marche, faire du sport ou de l’art doivent être sacrés!
  3. Allégez votre emploi du temps! Osez supprimer les activités et les rendez-vous moins importants pour le moment. Nous avons tous tendance à en ajouter. Identifiez vos priorités. Ne gardez que l’essentiel, l’indispensable!
  4. Utilisez vos ressources personnelles! Puisez dans votre expérience, vous avez sûrement vos trucs personnels; faites-en la liste et appliquez-les un à un. C’est le moment de se donner de bonnes résolutions.
  5. Donnez-vous le droit d’être stressé! Après tout, nous sommes des êtres humains! La rentrée est un changement de rythme qui nous amène tous du stress. Parlez-en avec d’autres, vous verrez que vous n’êtes pas seul à vivre cette situation. Rappelez-vous qu’avec un peu de temps et d’humour, ça passera.

Julie Alain, travailleuse sociale

Concilier les études et le travail : un défi plus important qu’on ne l’imagine

Vous connaissez la procrastination? Eh oui, c’est cette fameuse habitude de tout remettre à plus tard ! Vous vous sentez concerné? Vous faites partie des nombreuses personnes qui en paient cher les conséquences négatives (anxiété, culpabilité, dévalorisation de soi, épuisement, échec, etc.)? Vous souhaitez modifier cette habitude? Oui, c’est possible ! Dans la mesure où vous êtes décidé à vous investir afin de prévenir le cauchemar de fin de session! Même si vous avez réussi à passer à travers la dernière fois, rien ne garantit que vous réussirez chaque fois…Vaut mieux prévenir!

Nombreuses sont les raisons qui peuvent expliquer cette habitude : manque de discipline, peur de l’inconnu, perfectionnisme, évitement de l’effort, qui finalement devient une habitude bien ancrée ou un comportement conditionné. Quoi qu’il en soit, toute habitude peut se modifier lorsque nous la conscientisons et que nous sommes prêts à faire les efforts nécessaires (peut-être pas si importants qu’on ne l’imagine)!

Par où commencer? Voici quelques pistes toutes simples qui peuvent vous inspirer.

  1. Faites la liste de tous les malaises que ce comportement vous cause et gardez-la tout près.
  2. Identifiez vos raisons personnelles de remettre à plus tard.
  3. Améliorez votre capacité à gérer votre temps; plusieurs techniques concrètes existent.
  4. Évaluez l’ensemble de votre charge de travail incluant les études et le travail rémunéré. Peut-être avez-vous une surcharge de travail et des objectifs irréalistes.
  5. Identifiez les périodes de la journée où vous êtes plus productif et utilisez-les pour les activités prioritaires.
  6. Explorez votre environnement afin d’identifier le lieu qui vous convient le mieux; pour plusieurs personnes, la maison est un endroit trop distrayant.
  7. Établissez vos propres échéances et impliquez quelques partenaires de votre entourage qui vous aideront à les respecter.
  8. Donnez-vous des habitudes d’automotivation et de renforcement positif (encouragez-vous, félicitez-vous, etc.).
  9. Passez à l’action en expérimentant de nouvelles façons de faire maintenant.
  10. Soyez patient, tout changement demande du temps et implique des rechutes.

Inspiré de : Anne-Louise Fournier, Surmonter la procrastination scolaire.

Les ateliers du métier d’étudiant pourraient aussi vous être utiles !

Julie Alain, travailleuse sociale