L’arrivée à l’UQAC

Vous avez été admis à l’université dans un programme que vous avez choisi et vous venez de vous inscrire à des cours pour le trimestre prochain. Vous vous sentez fébrile, excité, angoissé, anxieux… Toutes ces émotions sont fréquentes lorsque l’on fait face à une nouvelle situation, à une nouvelle expérience. Le début de vos études universitaires amènera de nombreux questionnements sur votre situation personnelle (famille, amours, amis…) et la validation de vos projets scolaire et professionnel. Vous aurez à vous adapter à ces situations de votre nouveau quotidien et certains choix que vous ferez déboucheront sur des ajustements, voire des changements dans votre vie.

Votre situation personnelle

L’université représente d’abord, dans l’imaginaire collectif, un lieu de savoir et de connaissances. Mais tous ceux qui ont déjà fréquenté ce milieu vous diront que vos années d’études seront parmi les plus belles de votre vie et vous apporteront également beaucoup sur le plan affectif. Votre nouveau statut vous procure un nouveau rôle, vos liens avec votre famille et vos amis en subiront les soubresauts. Vous devenez plus indépendant vis-à-vis de vos parents et vos amis se dispersent (soit le marché du travail, soit le choix d’une autre institution scolaire). Vous allez fréquenter des étudiants et des professeurs qui partagent le même intérêt académique et professionnel que vous, vous vous ferez de nouveaux amis. De plus, le milieu universitaire favorise le développement de plusieurs talents en vous proposant une kyrielle d’activités sportives, artistiques, sociales et vous donne également une vitrine sur le monde.

Les études universitaires coïncident avec une période importante dans la vie d’une personne. En effet, selon Gail Sheehy (Les passages de la vie, 1977), plusieurs transitions imprègnent la vie d’une personne et la première est le déracinement (18-22 ans), qui se veut « la rupture avec les parents ou le début de l’indépendance financière, émotive et sociale. » C’est ainsi que votre nouveau logis, vos nouveaux amis, votre nouvelle liberté dans l’organisation de vos tâches quotidiennes et votre nouvelle indépendance financière, étant le fruit d’un travail à temps partiel ou de l’aide financière du régime de prêts et bourses, vous procurent satisfaction, valorisation et inquiétude. Votre famille demeure une source de soutien et d’entraide, mais vous percevez maintenant mieux ses forces et faiblesses ainsi que les ressources qu’elle représente.

Dans le même sens, votre réseau d’amis, qui vous accompagnait depuis longtemps, subit une forme d’éclatement, il acquiert une nouvelle définition. Former un nouveau cercle d’amis et de connaissances demande du temps, des efforts et de l’énergie, mais il est quand même important de ne pas s’isoler et de ne pas s’enfermer dans ses études. Vos pairs seront toujours une source de soutien, de motivation et une aide inestimable dans la réalisation de vos études. Voilà pourquoi il est important d’utiliser les ressources mises à votre disposition et de régler vos difficultés (scolaires, sociales, financières…) dès qu’elles se présentent.

Votre vie professionnelle

Un des buts poursuivis par les études universitaires, outre l’accomplissement et la culture personnelle, est l’acquisition de compétences en vue d’intégrer le marché de l’emploi. Toutefois, le choix d’une profession peut amener des remises en question, car les premiers cours suivis sont souvent l’occasion de valider sa décision. Il est important de préciser que le choix d’une carrière est une chose mouvante, en constante évolution. Vos intérêts, vos valeurs se modifient au fil des ans, ils sont en évolution tout le long de votre vie, entraînant des changements de carrière complets ou simplement des ajustements dans l’organisation de la tâche ou du milieu de travail. Quoi qu’il en soit, la première année demeure le moment privilégié pour évaluer, explorer, questionner et ajuster, selon le cas, votre cheminement professionnel. La réussite de vos études universitaires exigera de vous des attitudes communément partagées par les étudiants : l’autonomie, la responsabilisation, l’organisation, la persévérance et la motivation.

Finalement, votre diplôme vous sera très profitable dans votre vie professionnelle. En effet, selon le ministère de l’Éducation du Québec, les diplômés détenant un baccalauréat intègrent plus facilement le marché du travail : « Le taux de chômage observé en 2001 chez les personnes titulaires d’un baccalauréat est de 4 %, soit inférieur au taux de 8,7 % observé pour l’ensemble de la population active québécoise ». Et, plus la personne est scolarisée, plus ses revenus d’emploi sont élevés; ses chances d’avoir de l’avancement s’améliorent et elle occupe des postes demandant une grande autonomie.

Peut-être que ce nouveau défi vous paraît difficile, mais rappelez-vous que chaque expérience entraîne des inquiétudes, des questionnements, des ajustements, mais que nous avons tous la capacité de nous adapter à de nouvelles situations.

Bonne année scolaire à tous!